1ère étape : la Guadeloupe

Publié le par Catherine de Normandie

J’ai commencé à rechercher sérieusement mon père vers l’âge de 35 ans, en écrivant aux adresses que je possédais : celle de sa mère et de sa sœur. Avant je ne pouvais pas : j’avais trop peur du rejet. Mais il était déjà trop tard, les lettres sont revenues.


 

Je possédais son adresse militaire, son numéro matricule : Le service des Vétérans de l’US Army me répondit qu’en raison du Privacy Act, il était interdit de communiquer des renseignements sur des citoyens Américains.


 

Sporadiquement, pendant 30 ans, j’ai frappé à des portes quand je sentais une piste. J’échangeais de la correspondance avec des gens sympathiques… et revenais au point de départ.


 

J’ai cherché de l’aide auprès d’associations de Vétérans d’ici et de là-bas, écrit à des Ministres, des Maires, des Musées des villes du débarquement, au Mémorial de Caen, à des journalistes, des producteurs de télévision, épluché des sites de généalogie aux USA, Il m’est souvent revenu des réponses sèches, brutales, humiliantes, et la plupart du temps, rien.


 

Colère après le quidam qui s’informe : « Mais pourquoi tu ne recherches pas ton père ? »


 

En 1996, j’ai eu un espoir fou : les Vétérans de Chicago disaient avoir localisé mon père et proposaient de lui faire suivre un courrier. Il n’y a pas eu de réponse. Durant 10 ans, j'ai abandonné.

 


On croit pouvoir décider de tout, mais non. La vie nous mène où elle veut.

 

En Guadeloupe,


Entre la France et l’Amérique, j’ai rencontré des personnes qui m’ont poussée à repartir de l’avant. des "Métros voyageurs "qui s'étaient posés là un instant et sont restés mes amis: Claude, de l'île d'Oléron, Annie et Félix, aujourd'hui en Corse.

 


J’ai aussi trouvé et accepté là-bas la part NOIRE en moi.


 

Est-cela qui m’a donné la force d’aller au bout et de foncer dans les sens interdits ?

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